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critique film L'AGE DE GLACE 3- LE TEMPS DES DINOSAURES

L'AGE DE GLACE 3- LE TEMPS DES DINOSAURES aa

Un film américain de Carlos Saldanha avec les voix de (VO) Ray Romano, John Leguizamo, Denis Leary...  Sortie le 03/07/09.  Titre original: ICE AGE- DAWN OF THE DINOSAURS. Budget: 90 millions $. Durée: 1H40.

Peu surprenant, ce troisième volet des aventures préhistoriques de Manny, Sid, Diego, Scrat & Cie. On y retrouve pourtant tout le sel qui avait fait le succès de ces deux prédecesseurs, aventure (type roallercoaster), humour (con, très con, et juste scato ce qu'il faut), émotion (c'est du spectacle grand public)... Le tout magnifié par des images de synthèses de plus en plus jolies. Sans jamais voler bien haut, L'AGE DE GLACE jusque là avait pourtant rempli toutes ses promesses en faisant de Blu Sky un troisième concurrent inquiétant, et plus qu'inquiétant maintenant avec les recettes qu'il engendre, aux studios Disney-Pixar et DreamWorks Animation. En faisant revenir les dinosaures à la vie dans ce nouvel épisode, le réalisateur Carlos Saldanha, déjà à l'origine de L'AGE DE GLACE 1 et 2 et de ROBOTS, promettait de s'ouvrir à un public encore plus large, les dinosaures, nous le savons, attirants les enfants et les dollars à la perfection.

L'idée de faire vivre ces grosses bebetes sous le monde dans lequel vivaient nos héros n'est pas forcément mauvaise, ce qui dérange c'est qu'elle est avant tout le pretexte mal déguisé à les faire rencontrer mammouths, tigres à dents de sabre etc. Un défaut qui se ressent sur tout le film, qui lui même était un prétexte à de nouvelles entrées d'argent pour la Fox. En essayant de viser plus large, Saldanha semble pourtant dangeureusement vouloir se rapprocher d'un public de plus en plus enfantin. L'humour est moins débile qu'avant, plus sage, à part dans une magnifique séquence où nos aventuriers, à la recherche de leur ami Sid, capturé par une "méchante" maman T-rex, se retrouvent pliés de rire après inhalation d'un gaz hilarant mortel.

Si on cherche à nous en montrer toujours plus, tout le temps, le graphisme est effectivement toujours plus épatant (sans pour autant détrôner Pixar et leurs somptueux RATATOUILLE et WALL-E) et est spécialement conçu pour une projection 3D. Ce qui est bien, c'est que lorsque nous le voyons dans un cinéma traditionnel, on a pas l'impression pour autant qu'il était préfabriqué pour un autre format.

Autre fait d'arme dû à l'allongement de la saga, les personnages se doivent de mûrir, d'où une morale gnangnan à souhait sur la famille, même Scrat y passant est tombant amoureux. Les petites scénettes qui lui étaient consacrées jadis étaient beaucoup plus drôles et imaginatives ainsi que moins éparses, hors le personnage était carrément l'étendard de la marque L'AGE DE GLACE jusque là.

On est déçus autant que conquis, puisque le spectacle se laisse regarder sans déplaisir aucun, alors qu'il nous fait regretter un épisode, le second, pourtant pas non plus exceptionnel.

 
L'évènement DVD et Blu-ray TWILIGHT CHAPITRE 1- FASCINATION
Dans la peau d'un stéréotype que cible un film en particulier, votre blogueur cinefan3000 vous délivrera les news tendances et vous donnera les clefs pour pouvoir entrer dans un monde de jeunes accros à Twilight. Attention, ça peut faire sacrément peur.
Kristen Stewart et Robert Pattinson. Summit Entertainment
Il est arrivé, le Saint-Graal adolescent, il est arrivé en DVD. Des milliers de jeunes français(es) qui n'attendaient qu'une sortie zone2 du film culte de toute une génération, TWILIGHT CHAPITRE 1- FASCINATION. Bien qu'ils ne savent pas ce que veut dire "zone2" et pourquoi ils ont eu le DVD en retard, le 8 juillet est pour eux un grand moment comme ils ne le revivront jamais. Six mois qu'ils priaient pour l'avoir entre les mains (pour le revoir ils ne se sont pas fait chier, ils l'ont piraté illico, mais les droits de l'auteur, ils s'en foutent, ça fait plus cool).
On en entend parler partout, pourtant tout le monde n'est pas d'accord quant à ses qualités artistiques, mais les jeunes ont assez de raison pour aimer, et ça, ça veut dire que TWILIGHT est un grand film... Ou pas. J'ai essayé de me mettre dans la peau d'une de ces exécrables petites filles pour vous proposer une critique du film d'un regard tout à fait "objectif". En caricaturant à peine, j'ai réussi à me faire peur, et ça donne ça:
g pa lu lé livr mé kan mm twilight c trait bi1. c 1 vré philm de sinéma aweq dé effé speciales magiq haie 1 istoir plu houx verte queue lait hharry ptter. mwa j'm en tt ca é lacteur rober Pas attention é bo kom 1 lou. tt sa pr vou dir queue le des védés é enf1 sorti prené le sin philm bo de poésie, trait intelijean trait bi1 filmé awec qq ralenti kom on éme dan la générassion geunes. 1 bel istoire d'amoure kom on an voi pe, la plu bel depui pokahontas de dixnez ki a fé shrek, lphilm le + impressionan depui saw5, le plu magik depui harrry potter 4 et le + mieu jolli depui scoubidou le philm é ossi guarfilde kje conseil kar jm. Donque Twilight é ossi pa tro lon kom sa sa peu plér a tt le mond é y on rajouthé 2 laction Komm il fo comm ile an falaise. Leu jeu dé aqteur é intellijean é c rar depuis betoveen leu chi1 ke dé jen confonde awec dla musik. aplodix sements ala musik kiva plair au filllles. 1 philm trait soignai pa baclai ki resterat dent le tem de l'istoire. Sertain dise ke c pa un bbon philm kom un magasine que ma maire a (c pa girl^^ girl eme twilight) ki sappel caier du sinéma hou lexpress je sé plu mai pa 1 magasine professionelle sinon y comprendré la generassion geune é leure kultur ki va tt chanhgé car nou on a nageai dan sa.
c forssement bi1 comm sa a u du succes, lé succé son obligeai detre bi1 kom lé chtis ou coco. twilight c ossi bi1 woir ptet mieu dan le jenre; on a teint dé somé et kan y saute darbres an darbres ou kan y brille sai 2 la majie du sinéma. prené le des védés ou chargé le mé voyai leu o pir y passerat sur la télé de tf1 mé voyé leu... rober pas attention é télmen bo.
Rachelle Lefevre, Edi Gathegi et Cam Gigandet. Summit Entertainment
Maintenant, pour sortir un peu de la fiction, quelques extraits de commentaires réels à propos du film vous sont proposés ci-dessous:
Certains manient l'argumentation à la perfection:
"J'ai vu le film aujourdhui
je suis accro =)"

"jai deja vu le film depuis le 4...
il et super bien, c'est domage qil y a des cenes qi sont enlever du film e changer...
mais jai ate de voir les 3 autre, les livre sont super bien... "

Certains sont philosophes: "ensuite edward, bon évidemment jle voyais pas comme ça, mais dur de répresenter humainement un DIEU n'est-ce pas ?!!!! lol, mais cet acteur est bien, un peu de maquillage, une teinture et il fait un parfait edward !"

"Peut tu m'aiD pour mn objectif de 10 000 com's?Avec com's ou lien.Et ajoute mwa a tes amies."---   Courant sur les blogs, un "com" obtenu équivaut à la réaction de Nicolas Hulot quand il apprend le sauvetage d'un ours blanc piégé dans la banquise. Autre exemple:

"Le blog Phenomen-of-Twilight vous propose de participer à son concours.

Pour participer, rien de plus simple : envoyez votre candidature par commentaire et nous vous ajouterons à la liste de participants. Une fois la liste close, vous devez voter pour vous même et demander à le plus de gens possible de voter pour vous. Comment voter ? Il suffit de laisser un commentaire sur ce blog et il sera immédiatement pris en compte. Celui qui aura le plus de votes sera le grand gagnant !

Fin des inscriptions le 15 janvier 2009 à 20h. DONC LES VOTES DEBUTENT LE 15 JANVIER !

Liste des prix pour les 3 gagnants

1er prix : 100 commentaires sur votre skyblog + rajout dans les skyblogs préférés + 3 gifs + 3 montages + 3 diaporamas

2e prix : 50 commentaires sur votre skyblog + rajout dans les skyblogs préférés + 2 gifs + 2 montages + 2 diaporamas

3e prix : 25 commentaires sur votre skyblog + rajout dans les skyblogs préférés + 1 gif + 1 montage + 1 diaporama.

Fin du concours le 15 février 2009 à 20h."

Nikki Reed. Summit Entertainment

Vous voyez, ces jeunes-là savent forcément ce qui est bon au cinéma, ce qui est bon dans la culture, ce qu'est l'art. On n'oubliera tout de même pas de préciser que la photographie du film est de qualité, qu'on ne s'y ennuit pas et qu'avec un peu de talent ça aurait pu donner quelque chose de bien.

 
critique film (à vif) ANTICHRIST

Charlotte Gainsbourg. Les Films du Losange

ANTICHRIST a

Un film sanois, allemand, français, suédois, italien, polonais de Lars Von Trier avec Charlotte Gainsbourg, Willem Dafoe.  Sortie le 03/06/09.  Budget: 11 millions $. Durée: 1H44. INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS.

Ce soir, Lars Von Trier est venu me faire chier. Au lieu de faire le troisième volet de sa sublime trilogie entamée par DOGVILLE et MANDERLAY, il a préféré nous pondre ANTICHRIST. Le bonhomme était selon ses dires en crise depuis quelques années et n'arrivait plus à nous sortir un film, pour ce qui est d'ANTICHRIST, il aurait peut-être mieux fait de s'abstenir. Que lui même avoue qu'il n'était pas au sommet de ses capacités est déjà pas mal, mais le film qu'il nous sert aujourd'hui ne mérite même pas qu'on en dise cela.

A Cannes, les journalistes riaient à gorges déployées, piquaient une crise et claquaient la porte en sortant. Ma bonne fois me suggérait que le film devait alors être un chef-d'oeuvre. Que nenni.

Von Trier réussit quand même l'exploit de nous faire chier dès le début. Car son film est faussement profond et vise clairement ceux qui l'appréciront du fait qu'ils n'ont pas tout compris, ce qui veut dire que le film serait trop intelligent pour eux et qu'il serait donc une merveille.

Pas de ça ici, inutile de se poser trop de questions, certes l'intérprétation est de qualité, le scénario est bien écrit et certaines images sont belles (comme quoi il y a des qualités) mais la réalisation ne suit pas du tout.

Bon sang, pourquoi nous pondre deux heures de ce qui aurait pu être superbe en vingt minutes !
Von Trier semble filmer en impro une bonne partie de son film et la première moitié est longue, très longue, et tangue sérieusement vers des explications psychologiques dignent de Wikipédia. Le ridicule culmine lorsque Dafoe nous fait marcher Gainsbourg d'une pierre à une autre, ou encore quand une attaque de glands vient surprendre la maison perdue en plein Eden. Et que dire de cette poilante introduction d'un renard annonçant que le "chaos reigne", ce après nous avoir fait mourir de rire en filmant des fougères.

Plus énervant encore, on nous assène une musique horrible dès que le spectateur est sensé ressentir quelque chose (ce qu'il ne ressentira pas). Les images sont belles parfois, mais très inégales, et surtout on avancera qu'elles n'ont pas grandes significations. Les analystes ciné risquent d'avoir du mal à en tirer du très bon.

La deuxième moitié relève un peu le niveau, on n'en dira pas plus si vous avez toujours envie de le voir, mais sachez qu'elle a au moins l'honorable mérite de ne pas être ennuyante. Gore à souhait, cela encore sans aucune justification, elle nous présente du dégueu qui pourtant n'est pas le pire qu'on ait pu voir sur grand écran.

Les personnages n'évoluent que très peu, ils sont bien trop occupés à baiser dès que l'occasion se présente et, pour conclure, nous diront qu'ANTICHRIST fait du sexe pour du sexe, de la violence pour de la violence, de la fougère pour de la fougère.
Peut-être cependant vieillira-t-il positivement avec le temps.

A LA SORTIE DES DVD ET BLU-RAY, UNE NOUVELLE CRITIQUE SERA POSTEE, PERMETTANT AINSI DE MIEUX JUGER LE FILM AVEC LE RECUL.

 
critique film JUSQU'EN ENFER

Alison Lohman. Metropolitan FilmExport

JUSQU'EN ENFER aaa

un film américain de Sam Raimi avec Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver... Sortie le 27/05/09. Titre original: DRAG ME TO HELL. Budget: 30 millions $. Durée: 1H39. INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS.

Sam Raimi est de retour au cinéma d'horreur. Sam Raimi, c'est SPIDER-MAN 1, 2 et 3 mais aussi... EVIL DEAD 1, 2 et 3. Retour en fanfare, donc, pour tous les mordus de cinéma fantastique.

Si le cinéaste culte n'est avec ce nouveau film pas toujours au sommet de sa forme, il démontre néanmoins toute l'étendue de son talent. Le pitch est simplissime, une femme, banquière, est poursuivie par un démon après avoir refusé à une vieille gitane une prolongation de prêt, et à partir de là, Sam Raimi s'autorise tous les débordements.

Le métrage s'adresse à tous ceux qui aiment le cinéma horrifique (et aux autres) et à tous ceux qui ont compris pourquoi il était fait: divertir et faire passer un message. On n'est pas ici face à un énieme SAW plus repugnant qu'effrayant, mais face à une attraction déjantée d'une heure et demie.

Les scénaristes, Ivan Raimi et Sam Raimi lui-même, n'ont pourtant pas cherchés l'originalité à tout prix, le déroulement du film étant assez soft et ses rebondissements relativement prévisibles. Cela dit, et on reconnait là ce qui fait la marque des grands réalisateurs, Sam Raimi s'accapare complétement le materiau écrit et nous délivre une oeuvre personnelle dont l'apothéose est une séance de spiritisme autant effrayante qu'hilarante, la brebis envoutée risquant bien de vous réjouir au plus haut point. La mise en scène y est d'une fulgurance qui élimine d'entrée la concurrence puisqu'elle touche à un certain idéal de classicisime cinémathographique combiné à une douce ingéniosité chère au réalisateur.

Il en va de même pour la totalité de ce JUSQU'EN ENFER, où l'on repère bon nombre de carateristiques du cinéma du monsieur, comme cette caméra subjective faisant office de démon (le lamia) et ces scènes de suspense au diapason comme seul le Maître sait nous les faire.

On a l'agréable impression d'assister à une private-joke visant le public le plus large possible. C'est d'ailleurs pourquoi le film pourrait être pour les plus réfractaires une parfaite introduction au cinéma de genre. Car le métrage, en plus d'être drôle et terrorisant, est d'une logique imparable et d'une intelligence surprenante. On est bien dans un monde où tout le monde se marche sur les pieds et où, un jour, inévitablement, chacun le payera.

Sam Raimi fait s'entremeler drame et dédramatisation, à l'image de la scène du repas chez les richissimes parents de Clay, à la fois terrifiante et hilarante. Quand l'horreur survient, elle nous fait avant tout rire. C'est comme ça pendant la totalité du métrage. De plus, la prévisibilité des évènements participe grandement au plaisir de spectateur, celui-ci sachant ce qui va arriver mais ne sachant pas comment le cinéaste va traiter l'idée, il ne peut avoir qu'un grand sourire aux lèvres et attendre impatiemment la suite, ainsi on ne s'ennuie pas une seconde.

Il n'y a pas que la mise en scène qui fait mouche, la musique de Christopher Young participe aussi grandement au succès de l'entreprise, comme nous l'atteste ce superbe générique introductif et cette séquence -quasi-finale du cimetierre nous gratifiant d'une photographie à couper le souffle.

Bref, si on vous a dit que JUSQU'EN ENFER était un mauvais film de genre juste parcequ'il n'était pas gore, allez-y quand même, la charismatique Mme Ganush et les angoissantes mouches du Lamia vous y attendant de pied ferme et bien que les acteurs ne soient pas tous de premier ordre, le Maître Sam Raimi nous fait profiter de sa passion pour le septième art et de son envie d'offrir un cinéma d'horreur effrayant et marrant, comme il nous l'avait déjà fait il y a de cela quelques années déjà.

 
INTRODUCTION A ALICE AU PAYS DES MERVEILLES DE TIM BURTON

Mia Wasikowska. Walt Disney Studios Motion Pictures France

Ce n'est pas la première fois que Tim Burton travaille pour Disney. Rappelez-vous en effet ses productions L'ETRANGE NOEL DE MR. JACK et JAMES ET LA PECHE GEANTE, tous deux réalisés par son ami Henry Selick. Burton avait aussi pour le compte de la firme aux grandes oreilles travaillé sur un court-métrage, son premier, VINCENT, ainsi que sur le moyen-métrage FRANKENWEENIE, qu'il s'apprete à transformer en long-métrage d'animation. Quelques années déjà auparavant, le cinéaste s'était retrouvé embauché sur les productions ROX ET ROUKY et TARAM ET LE CHAUDRON MAGIQUE, sur lesquelles il était très mal à l'aise dans sa seule fonction de dessinateur.

Il aura donc fallu attendre les années 2000 pour que Tim Burton revienne chez Disney, c'est à dire finalement quand eux se sont rendus compte du succès toujours grandissant des péripéties de Mr.Jack (dont le merchandising se vend de plus en plus, le film étant culte pour la nouvelle génération de spectateurs).

Il est certain que s'il est revenu, tout d'abord, c'était avec la ferme intention de refaire son FRANKENWEENIE tel qu'il l'avait toujours imaginé et qu'il n'avait pas pu le faire. On pourrait croire que pour le laisser faire FRANKENWEENIE, Disney l'a contraint à entreprendre la réalisation d'une nouvelle version d'ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, cependant l'univers de Lewis Carrol porte de très grandes similarités avec celui de Burton, qui va donc pouvoir en faire un projet très personnel. On pourra encore lui reprocher de chercher à faire du Burton, de s'autoparodier sans chercher à se renouveller, quoiqu'il en soit le cinéaste se lance dans le projet, soutenu par la scénariste Linda Woolverton, à l'origine par ailleurs des scripts des films d'animations internationalement reconnus LE ROI LION et de LA BELLE ET LA BETE.

L'ALICE AU PAYS DES MERVEILLES qu'elle écrit pour Tim Burton n'est plus tout à fait celui que nous avons vus dans le livre de Carrol, en effet l'histoire s'y déroule dix ans après, lorsqu'une Alice de 17 ans est, lors d'une soirée mondaine, présentée à son futur mari (nous sommes à l'époque victorienne). La fille, terrorisée, s'échappe et suis un Lapin Blanc dans la cours du chateau. Elle se retrouve donc, comme dix ans auparavant, au Pays des Merveilles. La Reine Rouge y a laissé s'échapper un monstre impressionnant, le Jabberwock. Alice va devoir trouver le moyen de chasser cette terrible créature.
Elle retrouvera au passage tous les personnages qui peuplaient déjà cet univers lorsqu'elle était enfant est tombera amoureuse du Chapelier Fou, interprété par Johnny Depp.
Tim Burton a son scénario, il réunit désormais un casting des plus impressionnants, réunissant non moins que Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Michael Sheen, Crispin Glover, Alan Rickman, Christopher Lee, Stephen Fry ou encore Timothy Spall. Il n'oublie pas d'introduire dans le rôle principal la toute jeune Mia Wasikowska, vue précédemment au cinéma dans le croco-film ROGUE (SOLITAIRE et EAUX TROUBLES en France).

Le réalisateur propose pour son nouveau film de rassembler les techniques traditionnelles de tournage en live et les différents procédés d'animation. On aura droit à de l'animation image par image en stop-motion, à de l'animation traditionnelle ainsi qu'à de l'animation en images de synthèse. La plus grande partie du tournage est effectuée en motion-capture, technologie déjà expérimentée sur les derniers Zemeckis, LE POLE EXPREES, BEOWULF et A CHRISTMAS CAROL. Le physique des acteurs est retravaillé par ordinateur mais leur interprétation est conservée. A la frontière du live et de l'animation, la motion-capture permet qui plus est aux réalisateurs de faire faire des acrobaties inédites à leur caméra.

Cerise sur le gateau, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES a été entièrement conçu pour les cinémas 3D. Veritable -r-évolution dans l'Histoire du Cinéma, la 3D, que James Cameron compte sublimer avec AVATAR, permettra au spectateur d'entrer pleinement dans ce nouveau Pays des Merveilles, plus sombre que celui que nous avons vus dans les autres versions filmées du livre de Lewis Carrol. Les décors, entre l'ambiance feutrée de CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE et la noirceur poétique de BATMAN LE DEFI, s'inscrivent dans la droite lignée artistique des productions passées du cinéaste.

Le scénario, que quelques personnes ont eu entre les mains, ne serait pas de très bonne augure, les personnages n'y ayant pas vraiment de consistance (attention il n'est pas non plus dit que c'est mauvais, juste qu'à partir de ce scénario on ne peut pas assurer que le film soit bon ou pas), mais nous comptons sur Tim Burton pour au moins nous proposer un spectacle beau et déjanté.
                                                                                                                                                     Rendez-vous est pris en mars 2010.

 
LE CLASSEMENT 2008 DES MEILLEURS FILMS

Mon TOP 10 2008

1.  

Une merveille de tous les instants: beau, intelligent, attendrissant, touchant à l'essence même du cinéma... Malheureusement trop court, WALL-E n'en est pas moins le film d'animation ultime.

2. 

Si bien placé dans le classement, SPEED RACER est un pur délire en avance sur son temps de quelques années, la mise en scène, l'esthétique et l'entrechoquement des intrigues sont à couper le souffle.

3. Angelina Jolie. Universal Pictures

Eastwood pour un grand film classique impressionnant par l'interprétation bouleversante d'Angelina Jolie. Un scénario qui tient de bout en bout et qui nous amène les larmes aux yeux. Du beau cinéma.

4. Affiche française. Warner Bros. France

Tim Burton/Johnny Depp, soit le duo imparable du cinéma américain. Ici le metteur en scène y signe un immense retour après deux volets un ton en dessous (Charlie et la chocolaterie, Les noces funèbres, pourtant très bons). Epoustouflante comédie musicale sur fond de drame romanesque et de gorges tranchées.

5. Walt Disney Studios Motion Pictures France

Oscar mérité pour Daniel Day Lewis, dont l'interprétation épate. Un -long et- excellent film historique, diablement maîtrisé, mis en scène comme rarement par un Paul Thomas Anderson au sommet de son art. Le film qui aurait dû avoir l'Oscar, l'an dernier.

6.

Sacré blockbuster que ce Batman-là ! L'oeuvre la plus plébicitée de l'année par le public international s'avère être le prétexte à un discours politique rare dans ce genre de spectacles. Et en plus, aucun personnage ne tombe dans la caricature: que ce soit un Joker terrorisant, un Harvey Dent tourmenté ou un Batman plus Wayne que Bat'... Nolan controle tout, sa mise en scène fascine.

7.

Comme quoi le cinéma français n'était pas totalement mort... Vous remarquerez néanmoins que seul le premier volet du dyptique se retrouve dans ce classement, il est en effet supérieur au second, car vraiment plus poignant, ébouriffant, passionnant.

8. Paramount Pictures France

Un film à voir en salles. 1h15 à vous faire oublier que vous êtes dans un cinéma. On est littéralement remués.

9.   et

Un DIARY OF THE DEAD grand retour de Romero à égalité à un JUNO bien frais pour la neuvième place. Deux films radicalement opposés mais qui se rejoignent par l'humour, la volonté de faire passer un message et l'amour de l'horreur (la scénariste de JUNO adore ça). Un film d'épouvante drole, délirant, mais un peu trop ZOMBIE sur les bords, face à une comédie rock'n'roll aux retournements de situations inattendus. Deux grands moments.

10. Affiche américaine. Paramount Pictures

Mise en scène étonnante, paysages sublimés, scénario pas bête du tout... NO COUNTRY FOR OLD MEN (on aurait voulu qu'ils prononcent le titre dans le film) fait se rencontrer trois types qui n'ont pas bien fait de se rencontrer.

 
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